La RSE, les Start up aussi sont concernées

lundi 10 mars 2014

Dans un environnement où les tendances s’orientent progressivement vers des comportements responsables au regard des Hommes, de l’environnement et de l’économie, la taille de l’entreprise ne devrait pas constituer une entrave à l’adoption d’une stratégie de Responsabilité Sociétale de l’Entreprise.

Dans un environnement où les tendances s’orientent progressivement vers des comportements responsables au regard des Hommes, de l’environnement et de l’économie, la taille de l’entreprise ne devrait pas constituer une entrave à l’adoption d’une stratégie de Responsabilité Sociétale de l’Entreprise.

La RSE[i], c’est  la responsabilité des entreprises vis-à-vis des effets qu’elles exercent sur la société. C’est un choix volontaire du dirigeant mais une réalité, une législation à respecter.

Une START up est une jeune entreprise à fort potentiel de croissance, avec une gestion personnalisée et centralisée généralement au niveau du dirigeant-propriétaire. Elle est aussi une entreprise en construction qui n’est pas encore lancée sur le marché commercial.

 

Source de créativité, de dynamisme et d’emploi, les START up ne peuvent plus rester en dehors du champ de la RSE, car elles représentent une part très importante de l’activité économique et sociale.

La RSE quelles actions dans une Start up ?

- Entretenir de bonnes relations avec ses parties prenantes internes et externes (les pouvoirs publics, les consommateurs, un fort engagement vis-à-vis des salariés…) ; 

- Etre respectueux de l’environnement (tri des déchets, réduction des consommations d’énergie…) ;

- Participation à des actions de  développement territorial (implication dans des projets locaux de développement).

8 bénéfices perçus : 

1.      Bonnes relations avec les salariés (augmentation de la productivité, fierté d’appartenance, motivation…).

2.      Fidélisation des  consommateurs engagés (selon une étude de Fillion 2007[ii], 15% des consommateurs sont prêts à payer plus cher pour se procurer des produits conçus en RSE).

3.      Une bonne image auprès des parties prenantes et des relations de confiance. (Mme CARON[iii] propriétaire d’une Start up, récompensée Entrepreneur Responsable en 2004 pour son engagement RSE, a multiplié son nombre de restaurants et est passée de 20 à 230 salariés).

4.      Avantage concurrentiel, compétitif sur plan National et International. (Selon la  DTI (2002), 60% des PME interrogées disent avoir reçu un appel de gros clients leur demandant de se plier à des pratiques RSE).

5.      Stimule l’innovation, à travers la conception d’un nouveau produit éco-conçu, le commerce équitable, l’innovation managériale et technologique…

6.      Catalyseur d’une stratégie d’internationalisation. (Ecodas[iv] une PME Française de 22 salariés, spécialisée dans le broyage et la stérilisation des déchets hospitaliers et très régulièrement récompensée pour son engagement RSE, exporte 80% de sa production vers 60 pays).

7.      Economies d’énergie (eau, électricité, gaz…). (L’entreprise[v] Nature et Découverte a fait des économies sur sa facture d’électricité grâce à l’installation d’ampoules basse consommation).

8.      Anticipation[vi] d’un durcissement de la législation.

 

La RSE combien ça coûte pour une Start up ?

Le coût d’une démarche de RSE dépend d’une structure à une autre. Pour les Start up, c’est d’abord le choix volontaire du dirigeant qui repose sur des petites actions au quotidien, car elle est différente de celle des grands groupes. Les Start up adeptes de la RSE, considèrent qu’une Start up n’a pas forcement besoin de ressources financières et humaines colossales pour s’engager dans une démarche de RSE. D’autant plus que les retombées bénéfiques qu’elle en tire peuvent être importantes et très souvent avec un retour sur investissement plus rapide que prévu (réduction des coûts, augmentation de la fidélité des employés, meilleures relations avec les pouvoirs publics, acquisition de nouvelles connaissances et innovation, meilleure réputation, avantage compétitif au niveau national/international, attrait des consommateurs…).

 

Signé : Rosalie DOUYON Assistante de Recherche Sup de Co Montpellier Business School /Doctorante en Sciences de Gestion.

 


[i] Commission européenne (2011)

[ii] Louis jacques FILION (2007) « management des PME, de la création à la croissance »ed. du renouveau pédagogique

[iii] Exemple Berger-Douce dans Jean-Marie COURRENT (2012) « RSE et développement durable en PME »ed. de Boeck

[iv] Exemple Berger-Douce dans Jean-Marie COURRENT (2012) « RSE et développement durable en PME »ed. de Boeck

[v] Exemple Berger-Douce dans Jean-Marie COURRENT (2012) « RSE et développement durable en PME »ed. de Boeck

[vi] Commission Européenne (2004)

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